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Avengers : critique du film

AfficheAvengers tient entièrement ses promesses et même davantage. Il s’agit du meilleur film de super-héros jusqu’à présent, du plus abouti. Car même à 2h20 de long, on ne sent pas du tout le temps passer et on en redemande. Il faut dire que l’affaire était pratiquement déjà dans le sac. Les personnages principaux avaient presque tous déjà eu leur propre film, sortes de « pilotes » qui avaient permis de tester les designs et les acteurs pour chaque personnage. Ceux-ci ayant donc déjà reçu les faveurs du public, ne restait plus alors qu’à les regrouper, comme dans le comic-book, et à produire un scénario de qualité, puis à le faire mettre en images par un bon metteur en scène. C’est chose faite, avec Joss Whedon, habitué des super-productions de SF mais aussi scénariste talentueux de comic-books Marvéliens.

Après une ouverture grandiose et menaçante comme il se doit (le dieu Loki, allié à des extraterrestres, s’empare du cube cosmique – trrremblez, carcasses !), le spectateur voit donc le directeur du Shield, Nick Fury, rassembler les divers protagonistes de l’histoire : Iron-Man, Captain America, Thor, Bruce Banner / The Hulk, ainsi que Natasha Romanov / la Veuve Noire, plus quelques autres qui viendront compléter le tableau. Certains héros ont au passage vu leurs petites faiblesses corrigées : ainsi the Hulk, dont les films n’avaient pas eu le succès escompté et qui se trouve ici être peut-être le personnage le plus réussi et ayant le plus… d’impact. Des dialogues aux scènes d’action, en passant par les visuels et les acteurs, chacun produit un divertissement sans faille.

Hulk
Bien sûr, on pourra chercher la petite bête : Nick Fury ressemble à s’y méprendre à… Samuel Jackson – un problème classique, lorsque l’on prend des interprètes très connus. Captain America fait un peu figure de gringalet à côté de tous ces poids lourds survoltés. Et l’invasion extraterrestre finale, bien que visuellement très réussie, semble manquer d’un peu de « punch » par rapport à d’autres vues sur le grand écran et surtout par rapport à certaines dépeintes dans le comic-book lui-même, révélant par là même la supériorité du medium comic-book sur le cinéma.

D’autres moments valent leur pesant d’or, comme l’apparition du trop célèbre (pour les geeks) helicarrier du Shield, la salle de communication du Shield avec son directoire, directement tirée de la mini-série : Nick Fury vs. Shield, par Bob Harras et Paul Neary, en 1988, et des décors dignes de Jim Steranko, fameux dessinateur, designer et illusionniste (oui oui) des années 70, qui œuvra sur la série Nick Fury, Agent of Shield. Joss Wheadon connaît bien ses classiques. Quelques jolis clins d’œil à la série en comics, donc, et notamment la séquence « post-générique de fin », qui révèlera à moitié celui qui se cache derrière l’attaque contre la terre : nous ne le nommerons pas mais dirons seulement que l’on reconnaît dans l’ombre son menton cannelé, violet – et non vert, détail important –, ce qui aura fait deviner aux fans de qui il s’agit. (« Bon sang mais c’est bien sûr… ! »). Vite, le prochain épisode !

Olivier Thierry

 



Commentaires

Petite anecdote...
On peut voir Tony Stark porter pendant le film un t-shirt à l'effigie du groupe "Black Sabbath". Pourquoi ?
Parce que le groupe composa une chanson intitulée "Iron Man" dans l'album "Paranoïd". Même si la chanson à l'origine ne fait pas référence au héros de la Marvel, elle raconte plus ou moins l'histoire d'un super-héros...

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